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REGISTRES D
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servée par lesd. Quarteniers etDixainiers, dont sera faict taxe, ainsy qu'il a esté faict par le passé.
"Lesquelz articles cy dessus vous ferez garder et observer de poinct en poinct, et donner l'heure dud. guet deppuis neuf heures du soir jusques au poinct du jour, sans y faire faulte, sur peine de s'en prandre à vous.
tt Faict au Bureau de l'Hostel de la Ville, le xie Sep­tembre mil v° Ixiii.n
porter des le landemain matin, sur peine de puni­tion corporelle.
te Et sera l'assiette dud. guet faicte par le Quartenier, Cinquantenier ou Dixainier du quartier, pour prandre garde des deffaillans, pour en faire le rapport des le landemain par devant le Prevost des Marchans et Eschevins pour eulx veoir condemner en l'admende.
"Et pour accommoder tousjours led. guet, comme il a esté cy devant, sera entretenu l'ordonnance des lanternes et chandelles en chacune rue, qui sera ob-
CCCCL1I. — Lettres à la Royne pour les armes. Démissions et réceptions de Dixiniers.
i3 septembre 1563. (H 1785, fol. 91 r°.)
Du xiii0 jour de Septembre mil v° km. "Madame, l'on continue tous les jours à satisfaire au commandement des majestez du Roy et de vous pour apporter les armes lai où nous trouvons l'obeis­sance telle qu'il vous est deue. Nous avons aussy faict publier de par le Roy les articles que Voz Majestez ont envoiez à messeigneurs le duc de Montpensier et prince de La Roche sur Yon pour ne porter harque-bouze ny pistolle par le dedans de la Ville, et aussy pour faire retirer les vaccabons; mais, Madame, nous trouvons qu'il y a aulcunes personnes qui font peu de compte des edictz et ordonnances de Vosd. Majestez, car encores hier au soir, environ dix heures, passant environ dix ou douze personnes, ayans pis­tolles, espée et dagues, qui chantoient tous en mu-sicque les psalmes, dont noz concitoyens se trouverent mal édifiiez, toutesfois n'y eut aulcun dommaige; et n'est la premiere fois dont nous avons l'informa­tion preste. Outre cella y eust hyer au soir quinze hommes ai cheval arrestez en la rue des Gravilliers, entre la rue S' Marlin et le Temple, qui avoient tous pistolles et feurent recongneuz environ entre dix et unze heures au soir, qui ce prometoient faire passer quelque aultre compaignye, mais, graces à Dieu, les choses se passent paisiblement, combien que nous trouvons qu'il y a beaucoup de gens en ceste Ville qu'ilz n'y ont que faire, et qu'ilz tiennent des propos qui ne tendent que à sédition, espérant toutesfois que Dieu nous préservera, actendant tousjours la bienvenue des majestez du Roy et de vous, Madame, nous supplions le Createur vous donner l'entier ac­complissement de tous voz bons désirs. "C'est de Paris, ce xin' Septembre 1563."
."Monsieur, nous èscrivons une lettre à la Rovne et une aultre à monsr de ['Aubespine, affin (de)
donner advis de la continuelle obeissance des habi­tans de ceste Ville pour le port des armes, et pareil­lement l'advis de ce qu'il y a en ceste Ville plusieurs . personnes qui vont les soirs en compaignye de dix ou douze, ayant armes, chantant psalmes, et de jour aultres tenant propos ne tendant que à sédition, ne provenant tout cella que de beaucoup de gens qui sont en ceste Ville qu'ilz n'y ont que faire ; toutesfois nous y faisons et ferons tout ce qu'il nous sera possible à tenir le tout en repos au mieulx de nostre possible, vous supliant, Monsieur, prandre ceste peine pour nous de obtenir la responce de noz lettres, et nous l'envoyer, Monsieur, après nous estre bien humble­ment recommandé à vostre bonne grace, nous sup­plions le Createur vous donner la syenne. "C'est de Paris, ce xmc Septembre v° lxih."
"Monseigneur, nous escripvons à la Royne pour-luy donner advis comme les habitans de ceste Ville continuent l'obeissance pour randre les armes et faire ce qui est commandé par Sa Majesté, mais aussy qu'il y en a aulcuns qui ne sont de ceste Ville, qui vont le soir, chantant psalmes et tenant propos qui ne tendent que à sédition, ainsy que pourrez veoir par ia lettre que nous èscrivons à Sad. Majesté, dont nous avons bonne preuve, et esperons toutes­fois que Dieu nous préservera, vous suppliant, Mon­seigneur, prandre ceste peine pour nous de presenter la lettre à Sa Majesté, nous tenir tousjours aux bonnes graces de leursd. Majestez ct de vous, pour demeurer tousjours les cyloiens de ceste Ville obligez, tant en general comme en particullier, et nostre compaignye principallement ai vous faire plaisir et service. Mon­seigneur, nous suplions le Createur vous donner l'en­tier accomplissement de tous voz bons désirs.
"C'est de Paris, ce treiziesme Septembre i563.n